Grèce

Si l’Univers n’a pas créé de vagues en Grèce, c’est pour que l’on continue de voyager. Personne ne serait assez fou pour quitter ces iles si une petite droite venait gentiment casser devant la taverne.

Mais voilà, nous devons nous contenter du crépitement des grillades mélangé aux odeurs de maki, de la fraicheur d’un verre de raki devant un le soleil plongeant dans une mer d’huile… Le genre d’instant à vous faire vous demander si bouger aux quatre coin du monde pour trouver cette vague vaut vraiment la peine. Pas longtemps, mais quand même… l’idée flotte dans l’air.

Pour mettre les choses au clair, je (Thomas) ne connais pas la Grèce. 2 semaines en Crète et autant de temps dans les cyclades sont loin d’être suffisantes pour appréhender ce pays chargé d’Histoire. En revanche, 2 jours peuvent suffire à quelqu’un qui le souhaite pour se mettre au diapason de cette vie rythmée par le retour des bateaux de pêche, de la sieste et des coups de vents capricieux d’une mer . 

La Grèce fait partie de ces lieux qui dictent le temps aux hommes, pas l’inverse. Le tourisme de masse nous rappelle que, comme partout ailleurs, les voyages nous font avant tout découvrir ce que nous décidons d’emporter avec nous. Pour une grande majorité d’européens, ce sera le plaisir facile du restaurant de bord de mer, des soirées select de Santorin ou Mykonos et des plages bondées devant les resorts toujours pleins. Mais la Grèce c’est cette petite taverne qu’on découvre au bout d’un chemin poussiéreux. Son propriétaire y est méfiant mais fini par vous offrir sa tournée de raki accompagné d’un sourire qui creuse ses joues rongées par le sel et le vent. On se prend à s’imaginer au temps des cités et des agoras, des titans et dieux endormis. La mer, le ciel, la vigne et l’olivier règnent sans partage laissant l’Hommes être simple observateur et apprenti d’une nature qui se suffit à elle même.

Le peuple grec enfin (celui des îles du moins), fier sans le montrer. L’argent manque (presque) partout sans refroidir pour autant le coeur des Hommes. La crise est toujours là, mais le poisson, l’huile et le pain également alors pourquoi s’en faire? Pour demain peut-être mais aujourd’hui le coucher de soleil est beau, l’assiette n’est pas vide et le tabac est bon. Pour le reste, on verra plus tard.